mardi 3 octobre 2006
Un mot, un jour
Capucinade: discours digne d'un capucin
- Capucin: Les capucins sont une fraction des frères mineurs ou franciscains qui adopta comme vêtement un capuce, ou capuchon. Ils étaient fort populaires parmi les petites gens et les classes laborieuses. Or, leurs prédications, qui s'adressaient au bas peuple, étaient souvent triviales.
- Vérité triviale: usée, rebattue
- Expression triviale: basse, grossière.
Illustration:
"- Voilà que Mr Le Pen s'exprime... Craignez ses capucinades.
- Mais enfin, l'homme n'a rien d'un moine.
- Certes, mais à l'image des frêres mineurs, il recrute de plus en plus large"
jeudi 20 octobre 2005
La petite souris
Si je m'arrache toutes les dents, que je les place sous l'oreiller, est-ce que la petite souris m'amènera 32 pièces de 1 euros et 32 pièces de 50 centimes d'euros (1 euros 50 par dent, anciennement 10 francs) ou est-ce qu'elle placera directement un billet de 50 euros sur lequel je devrais lui rendre 2 euros de monnaie. Voir un chèque de 48 euros pourquoi pas, à tirer directement sur son compte. Il se pourrait même que les tarifs de la petite souris aient suivi l'inflation. A ce moment je pourrai facilement envisagé le cours de la dent à 2 euros et des poussières. Peut-être aussi qu'elle n'est pas très difficile en affaire. Voler les dents des gamins pour 10 balles c'est une chose, mais cette fois elle aurait à faire à un adulte, et je pourrais peut-être discuter le prix.
En même temps, se retrouver édenté pour un peu plus de 6 sacs, je ne crois que cela en vaille la peine.
Je n'aurai jamais du jeter les dents du chien et du chat... elle n'aurait peut-être même pas fait la différence...
mardi 18 octobre 2005
Adios companeros
Nous venons de prendre
connaissance d'une bien triste nouvelle. Mr Templhar a décidé de
briser sa plume cybernétique. Voilà qui est regrettable. La lecture de
ses confidences "blogueste" était pour ses fidèles comme autant de
moment de lucidité pour un ivrogne. Il a, semble-t-il, décidé
d'abandonner ses lecteurs en pleine ascension et en pleine gloire.
Semble-t-il, car nous avons l'intime conviction que cette décision
relève du provisoire, et même, nous nous risquons à l'écrire, de
l'éphémère. Il reviendra. Je le répète, Il s'agit d'une bien triste
nouvelle. Mais sachez monsieur que, à l'image de fanatiques religieux
priant pour le retour du messie sur la terre, nous vous
attendrons.
On me fait remarquer que la décision est assez
ancienne. En effet, la nouvelle est quelque peu poussiéreuse (clin
d'oeil). Mais mon manque de réactivité à cette annonce est excusable.
Voilà toute l'histoire.
Le 18 juin 2005, intrigué par les bruits
d'une tronçonneuse dans la rue voisine, je me décidais à capturer un
chien et un chat errant pour les accoupler. L'opération ayant échoué,
décision fut prise de faire disparaitre le premier avec de la chaud
vive dans la baignoire et de faire boullir le second après l'avoir
couper en deux dans le sens de la longueur et récupérer sa peau pour en
faire une descente de lit. C'est alors, que pris d'une faim subite,
j'ouvris une boite de cassoulet de la marque "la b... chau...". Elle
avait été au préalable piégée par les habitants d'un satellite d'une
lointaine planête dans le système d'Andromaque. Le piège utilisait une
technologie inconnue de nous, terriens. Une fois l'intérieur de la
boite entrée en contact avec l'air de notre planete, une faille
spatio-temporelle s'est ouverte, m'entrainant plusieurs mois en arrière
dans le temps, sur un de leurs vaisseaux de croisière. Pendant
plusieurs années j'ai subi des lavages de cerveau, des diagnostics
extra-terrestres et des opérations chirurgicales. Je n'ai été libéré
que très récemment, préalablement équipé d'un émetteur, de technologie
Zortan, sous mon cuir chevelu. Lorsque je suis revenu sur terre, ma
montre affichait la date du 30 septembre. Cette date est symbolique
pour les Vanortan, puisqu'elle marque leur grande victoire, en alliance
avec les Zortan, sur les troupes maléfiques du grand chancelier
sécissionnaire, Arta Fiun.
Cette explication est peut-être difficile
à admettre, mais C'ESt LA VérITé. JE LE JURE. C'EST LA VERITE. Pas la
camisole, NON PAS LA CAMISOLE. LACHEZ MOI LACHEZ MOI OU JE VOUS IRADI
AVEC LES ONDES DE MON CERVEAU LACH....
(Note en direction de la
SPA: Tout ceci est une oeuvre de fiction, je ne fais pas bouillir les
chats et je ne dissous pas les chiens avec de la chaud vive, de même que l'on ne tombe pas dans des failles spatio-temporelles en ouvrant des boites de cassoulet)
Le progrès est l'avenir de l'hommme
Que sait-on de la sincérité des traductions qui sont faites des propos de personnes parlant une langue ignorée de 98% de la planête, lors de reportages télévisés. Dans de telles hypothèses, il est tout à fait possible de faire dire à peu prés tout et n'importe quoi à n'importe qui (c'est n'importe quoi cette phrase).
Mise en situation: Les plans s'enchainent sur Bagdad en feu, en proie aux pillards, aux hordes américaines gonflées à la Budweiser, aux terroristes (ou résistant, on ne sait plus comment les appeler. Qui sont les gentils, qui sont les méchants? Après tout, quelle importance il s'agit d'une guerre et on y succombe de chaque côté, quelques légitimes puissent être les aspirations de chaque camp). A la fin la caméra se fixe sur un Irakien, les bras levés vers le ciel, le visage congestionné. Il parle dans le micro que lui tend l'envoyé assez spécial pour aller se faire répendre les tripes dans le désert, loin de chez lui. "walalala, blablabla (yahourt, on n'y comprend rien) bla bla bla". De suite, les paroles de l'interviewé passent en fond, couvertes par celles d'un traducteur. "Les américains sont tous des chiens de capitaliste! Je les tuerai tous, je violerai leur femme, et je boirai le sang de leur fils. Vive l'Irak libre". Mais que sait-on de la fidélité de cette traduction. Peut-être qu'il s'agissait simplement d'un homme qui remerciait les G.I's pour avoir sauver son fils, prisonnier d'une maison en feu et blessé par un éclat d'obus à la jambe. Même, comment ne pas se laisser aller à penser que les images présentées ne datent pas d'une dizaine d'années. Ou encore détournées de leur contexte, pour donner un peu de matière au 20h et préparer du temps de cerveau disponible pour les annonceurs.
Bien qu'étant des farouches défenseurs de la liberté d'expression, et par la même de la presse, il es t des fois où nous en arrivons à douter de la place qu'occupe les moyens de communication dans notre espace de vie.
Tourne le bouton et "bang bang". En plein dans le cerveau. L'esprit critique est touché, il vacille, tourne sur lui-même, tente de se tenir debout mais fini par s'écrouler. Il est au sol. Il gise, incapable de se relever. Un grand coup de rangers dans la tête n'aurait pas été plus efficace (ce que, en passant, les dictatures militaires n'ont jamais compris).
On ne soumet plus les peuples avec des bombes et des baïonnettes mais à grand renfort du câble et du satellite. Le réseau hertzien, les "mass media", armes de destruction massive de la volonté et du sens critique. Une formidable boite à paresse. En des temps anciens, tel Napoléon, on dispersait la foule à grands coups de canon. Aujourd'hui, un simple boitier en plastique, appelé télécommande suffit à écraser les germes de la plus violente des rebellions.
Mais en réponse à la précédente, on ajoutera que grâce à la télévision, donc au progrès, on reste sagement chez soi, confortablement installé dans un fauteuil, satisfait d'apprendre que l'on charcute des femmes et des enfants à l'autre bout de la planête, oubliant en même temps que le taux de chômage a gagné trois points. Plutôt que dans la rue, à s'exercer au lancé de pavé sur cible mouvante. Grace au progrès, le sang coule moins.
Pour finir, je donnerai la parole à Francis, président d'honneur de l'"amicale bouliste toulousaine".
"le progrés, c'est l'avenir".
Merci Francis.
vendredi 14 octobre 2005
Robinson
La solitude est un plaisir qu'il faut savoir freiner. Cela fait bien trop longtemps que je n'ai parlé avec un de mon espèce. Résultat, je suis en train de péter
une durite, je fond les plombs, je gratte la caisse à savon, je sucre les fraises, je me roule dessus sans raison, j'écris
des phrases sur les murs de l'appartement au rouge à lèvres , je crie au balcon " je déteste les
mouettes, les apéricubes et les vacances au bord de la Méditerranée", j'aiguise les bords des vieilles boites de conserve pour les rendre parfaitement tranchants puis je les jette dans les cours des écoles, je mord les pneus des
voitures et je me fabrique une camisole avec du fil dentaire et un vieux
polo.
Peut-être que je devrais aller faire un tour au cinéma...
mardi 6 septembre 2005
Hoax
Récemment, un ami m'a posé la question suivante: "comment faire pour
saloper une boite mail d'un par le spam, sans nécessairement se
prêter à un acte de piraterie". Après quelques jours d'intense réflexion, la
solution m'est apparue. J'ai fait part de cette géniale découverte à
l'intéressé par voie de mail. Le texte qui suit est une retranscription de ce mail.
La solution consiste à lancer un hoax.
"Qu'est ce qu'un hoax ?" me dites vous.
Un hoax est le genre de mail qui pollue votre boîte.
Exemple:
"la
jeune Virginie est atteinte d'une leucémie, d'une malformation
cardiaque, il lui manque un poumon, elle est borgne, séropositive,
atteinte de gigantisme, a les bras attrofiés, elle est aussi
unijambiste et a le petit doigt de la main gauche dans le platre. Pour
l'aider et la sauver faites suivre ce mail à 10 personnes avant 1
semaine sinon vous serez maudit, vous et votre descendance sur 15
générations, et le chat du voisin viendra saloper votre moquette"
Et
là tout le monde se dit "ooohh, la pauvre fille, elle a un doigt dans
le platre". En même temps à ce stade, je vois difficilement une issue
positive.
Bref de manière plus académique un hoax est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée
spontanément par les internautes. Les hoax peuvent concerner tout sujet
susceptible de déclencher une émotion positive ou négative chez
l'utilisateur : alerte virus, disparition d'enfant, promesse de
bonheur, pétition, etc.
Mais personne n'ignore qu'hoax veut dire
"canular". C'est pourquoi je me montre si cynique avec la petite
Virginie. Je ne suis pas un monstre. Quoique...
Voilà l'hoax qui ravira vos amis.
"Mon
prénom est ( à remplacer par le prénom de ton pot). Il se trouve que
depuis quelques temps, je reçois très peu de courrier. C'est bien
malheureux mais il me faut me rendre à l'évidence, je n'ai pas d'amis.
Or je ne pourrais souffrir plus longtemps cette situation. C'est
pourquoi j'en appelle à la solidarité de l'ensemble des membres de la
communauté du web. L'idée est la suivante: je lance l'opération "un
mail pour (le prénom)". Pour participer et par la même me sauver de
cette terrible angoisse il vous suffit d'envoyer un mail à mon adresse (son adresse) , même vide. Afin que je puisse goûter aux plaisirs suscités par l'apparition d'un (1) devant l'onglet "boîte de réception".
"Vous
devrez ensuite faire suivre ce message à deux personnes de votre
connaissance, voir des inconnus, ou même des gens que vous n'aimez pas,
ça n'a que peu d'importance, sinon il vous arrivera une bricole, un
truc, je ne sais pas quoi mais ça risque d'être assez moche et
douloureux."
Et voilà, dans 1 mois, ça boite mail dégueule et hotmail ferme son compte.
Bien
sûr le message précédent n'est qu'un exemple. Mais le principe est là.
Il vous faudra seulement l'adapter pour faire couler le rimel. Ex: "si
j'ai pas reçu 130 mails d'ici 1 mois je me fait sauter le
caisson/pendu/accident de karting"
J'espère que ce message vous permettra à votre tour de rejoindre le côté obscur
de la force et de faire le mal autour de vous.
I'll be back
Quelqu'un serait-il en
mesure de me donner le nom de la personne dont le cerveau malade à
imaginé ces petits mails qui font office de réponse automatique à vos
propres messages, lorsqu'une personne s'absente.
Vous prenez le
temps de travailler votre message, vous prenez sur vos nuits. Vous
rédigez un texte enflammé, qui transpire le désir, et ...
invariablement, aussi prévisible que le cycle jour-nuit, toujours le
même message: "I'll be back". C'est le moins que l'on puisse espérer.
Vous pensez alors qu'il y a une couille dans la matrice et vous
retentez votre chance. Même réponse.
La personne qui a mis au point cette infernale machine de torture doit être le même qui a conçu le répondeur téléphonique.
Difficile
de comprendre un tel acharnement, je sais très bien que le même message
va continuer à hanter mes nuits. On se prête même à croire qu'il existe
dans ce monde une entité supérieure et bienveillante qui se déciderait
à vous venir en aide. Non.
Avez vous déjà essayés d'écrire contre un mur? Attention pas "sur"
un mur. Là c'est un acte révolutionnaire. Non, en l'espèce il s'agit
d'écrire contre un mur. C'est à dire que vous prenez des mots et vous
les jettez sur un mur de toutes vos forces. Et systématiquement, comme
une balle de tennis, ils vous reviennent en pleine gueule. Et paf, je
viens juste de ramasser "absence" en plein dans l'oeil. Encore une
blessure. A ce rythme, d'ici 1 mois, on pourra jouer à Dr Maboul avec
mon visage.
Pour 100 dollars, récupère la lettre "E" dans l'orbite droite de Bruno.
Opération enveloppe
Hier, je me suis décidé a quitter ma grotte pour acheter une simple enveloppe. Rien de très excitant à l'origine.
Il
faut tout de même reconnaître que le modèle recherché était assez
particulier. Cependant, dans ma tête il ne faisait aucun doute que je
trouverai aisément dans la cinquième plus grande ville de France.
C'était sans compter sur la bétise de mes contemporains. Arrivé dans ma
papeterie préférée, je prend mon ton le plus courtois et le plus
mielleux:
--
"Bonjour mademoiselle, je suis désolé de vous importuner dans votre
méditation, mais je désirerai savoir, à tout hasard, si vous disposiez
dans votre modeste mais néanmoins très belle échoppe d'enveloppe de ce
type"
Elle
arrête de mastiquer deux minutes, me fixe avec des grands yeux
inexpressifs, dépourvus de toute forme d'intelligence et me répond:
-- "Votre truc... ça existe pas, non ?"
--
(voix off) "non, non Sandra tu as raison, celle que j'ai dans la main,
c'est moi qui l'ai fabriqué avec du papier que j'ai recyclé tout seul
en mastiquant des prospectus publicitaires"
En vrai, ma réponse à du être:
-- Ah pourtant celle-là, c'est une vrai.
Et à elle de me répondre
-- Mais moi je crois que ça doit pas exister.
Ouh, la petite insolente. Je crois à ce moment avoir récité quelques incantations voudous en la pointant avec l'index.
Il
est des jours comme cela où l'on se dit "Mais où ai-je encore mis mon
lance-flamme. Ah, zut encore oublié de le mettre dans mon sac ce
matin".
lundi 5 septembre 2005
Fiche "dictons et autres adages"
Les adages et autres dictons n'ont jamais été porteurs d'un message de vérité. La sagesse populaire n'est pas sans faille et ne contient pas les solutions à toutes nos angoisses, contrairement à ce que l'on voudrait bien nous faire croire. Ils ne sont que le résultat d'une approche empirique du monde, donc défaillante.C'est pourquoi, dans la continuité de notre campagne de désinformation, a été décidée l'ouverture d'une nouvelle rubrique subversive: les "fiches dictons et autres adages". Nous confronterons ces idiomes à un strict protocole scientifique afin d'en déceler les incohérences, contradictions et inexactitudes.
Nous commencerons aujourd'hui avec ...
"Chat échaudé craint l'eau froide"
Nous voilà face au dicton-type dénué de toute logique et de bon sens. Un cas d'école. En effet rien ne pourrait faire plus de bien à ce pauvre chat que d'être plongé dans l'eau froide après avoir été placé dans des conditions de température très élevées. Il est même très probable que c'est ce qu'il réclamerait après avoir passé plusieurs heures dans une salle de sauna, un four ou une cocotte-minute. Par ailleurs, a y regarder de plus près, c'est bien le principe du sauna et nos chers amis du Nord en raffolent. Tout du moins au su de ce que nous a transmis l'imagerie populaire (donc soumise à caution). Ces braves hommes aux allures de viking passent quelques heures dans un sauna en surchauffe et en sortant se précipitent sans transition dans un lac gelé. Alors, "chat échaudé craint l'eau froide", c'est consternant de bêtise. A moins que ce ne soit particulier aux chats... il faudrait que je te tente l'expérience, et vérifier l'hypothèse en suivant une véritable démarche scientifique. Tout à coup je suis pris par le doute... Minou, minou viens voir papa...
dimanche 4 septembre 2005
Un peu de médiocrité dans un monde de cancre
Pour votre plus grand plaisir, la cinquième colonne vous présente une perle radiophonique (extraite de "Pour tout l'or des mots" de Claude Gagnière):
"Au garde-à-vous sur le tapis rouge déployé à ses pieds, le président congolais ressemblait à un roman de Stendhal"
Sans commentaire
