La cinquième colonne

jeudi 20 octobre 2005

La petite souris

Si je m'arrache toutes les dents, que je les place sous l'oreiller, est-ce que la petite souris m'amènera 32 pièces de 1 euros et 32 pièces de 50 centimes d'euros (1 euros 50 par dent, anciennement 10 francs) ou est-ce qu'elle placera directement un billet de 50 euros sur lequel je devrais lui rendre 2 euros de monnaie. Voir un chèque de 48 euros pourquoi pas, à tirer directement sur son compte. Il se pourrait même que les tarifs de la petite souris aient suivi l'inflation. A ce moment je pourrai facilement envisagé le cours de la dent à 2 euros et des poussières. Peut-être aussi qu'elle n'est pas très difficile en affaire. Voler les dents des gamins pour 10 balles c'est une chose, mais cette fois elle aurait à faire à un adulte, et je pourrais peut-être discuter le prix.
En même temps, se retrouver édenté pour un peu plus de 6 sacs, je ne crois que cela en vaille la peine.
Je n'aurai jamais du jeter les dents du chien et du chat... elle n'aurait peut-être même pas fait la différence...

Posté par roscopecoltran à 01:18 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]


mardi 18 octobre 2005

Adios companeros

Nous venons de prendre connaissance  d'une bien triste nouvelle. Mr Templhar a décidé de briser sa plume cybernétique. Voilà qui est regrettable. La lecture de ses confidences "blogueste" était pour ses fidèles comme autant de moment de lucidité pour un ivrogne. Il  a, semble-t-il, décidé d'abandonner ses lecteurs en pleine ascension et en pleine gloire. Semble-t-il, car nous avons l'intime conviction que cette décision relève du provisoire, et même, nous nous risquons à l'écrire, de l'éphémère. Il reviendra. Je le répète, Il s'agit d'une bien triste nouvelle. Mais sachez monsieur que, à l'image de fanatiques religieux priant pour le retour  du messie sur la terre, nous vous attendrons.

On me fait remarquer que la décision est assez ancienne. En effet, la nouvelle est quelque peu poussiéreuse (clin d'oeil). Mais mon manque de réactivité à cette annonce est excusable. Voilà toute l'histoire.
Le 18 juin 2005, intrigué par les bruits d'une tronçonneuse dans la rue voisine, je me décidais à capturer un chien et un chat errant pour les accoupler. L'opération ayant échoué, décision fut prise de faire disparaitre le premier avec de la chaud vive dans la baignoire et de faire boullir le second après l'avoir couper en deux dans le sens de la longueur et récupérer sa peau pour en faire une descente de lit. C'est alors, que pris d'une faim subite, j'ouvris une boite de cassoulet de la marque "la b... chau...". Elle avait été au préalable piégée par les habitants d'un satellite d'une lointaine planête dans le système d'Andromaque. Le piège utilisait une technologie inconnue de nous, terriens. Une fois l'intérieur de la boite entrée en contact avec l'air de notre planete, une faille spatio-temporelle s'est ouverte, m'entrainant plusieurs mois en arrière dans le temps, sur un de leurs vaisseaux de croisière. Pendant plusieurs années j'ai subi des lavages de cerveau, des diagnostics extra-terrestres et des opérations chirurgicales. Je n'ai été libéré que très récemment, préalablement équipé d'un émetteur, de technologie Zortan, sous mon cuir chevelu. Lorsque je suis revenu sur terre, ma montre affichait la date du 30 septembre. Cette date est symbolique pour les Vanortan, puisqu'elle marque leur grande victoire, en alliance avec les Zortan, sur les troupes maléfiques du grand chancelier sécissionnaire, Arta Fiun.
Cette explication est peut-être difficile à admettre, mais C'ESt LA VérITé. JE LE JURE. C'EST LA VERITE. Pas la camisole, NON PAS LA CAMISOLE. LACHEZ MOI LACHEZ MOI OU JE VOUS IRADI AVEC LES ONDES DE MON CERVEAU LACH....

(Note en direction de la SPA: Tout ceci est une oeuvre de fiction, je ne fais pas bouillir les chats et je ne dissous pas les chiens avec de la chaud vive, de même que l'on ne tombe pas dans des failles spatio-temporelles en ouvrant des boites de cassoulet)

Posté par roscopecoltran à 23:42 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Le progrès est l'avenir de l'hommme

Que sait-on de la sincérité des traductions qui sont faites des propos de personnes parlant une langue ignorée de 98% de la planête, lors de reportages télévisés. Dans de telles hypothèses, il est tout à fait possible de faire dire à peu prés tout et n'importe quoi à n'importe qui (c'est n'importe quoi cette phrase).
Mise en situation: Les plans s'enchainent sur Bagdad en feu, en proie aux pillards, aux hordes américaines gonflées à la Budweiser, aux terroristes (ou résistant, on ne sait plus comment les appeler. Qui sont les gentils, qui sont les méchants? Après tout, quelle importance il s'agit d'une guerre et on y succombe de chaque côté, quelques légitimes puissent être les aspirations de chaque camp). A la fin la caméra se fixe sur un Irakien, les bras levés vers le ciel, le visage congestionné. Il parle dans le micro que lui tend l'envoyé assez spécial pour aller se faire répendre les tripes dans le désert, loin de chez lui. "walalala, blablabla (yahourt, on n'y comprend rien) bla bla bla". De suite, les paroles de l'interviewé passent en fond, couvertes par celles d'un traducteur. "Les américains sont tous des chiens de capitaliste! Je les tuerai tous, je violerai leur femme, et je boirai le sang de leur fils. Vive l'Irak libre". Mais que sait-on de la fidélité de cette traduction. Peut-être qu'il s'agissait simplement d'un homme qui remerciait les G.I's pour avoir sauver son fils, prisonnier d'une maison en feu et blessé par un éclat d'obus à la jambe. Même, comment ne pas se laisser aller à penser que les images présentées ne datent pas d'une dizaine d'années. Ou encore détournées de leur contexte, pour donner un peu de matière au 20h et préparer du temps de cerveau disponible pour les annonceurs.

Bien qu'étant des farouches défenseurs de la liberté d'expression, et par la même de la presse, il es t des fois où nous  en arrivons à douter de la place qu'occupe les moyens de communication dans notre espace de vie.
Tourne le bouton et "bang bang". En plein dans le cerveau. L'esprit critique est touché, il vacille, tourne sur lui-même, tente de se tenir debout mais fini par s'écrouler. Il est au sol. Il gise, incapable de se relever. Un grand coup de rangers dans la tête n'aurait pas été plus efficace (ce que, en passant, les dictatures militaires n'ont jamais compris).
On ne soumet plus les peuples avec des bombes et des baïonnettes mais à grand renfort du câble et du satellite. Le réseau hertzien, les "mass media", armes de destruction massive de la volonté et du sens critique. Une formidable boite à paresse. En des temps anciens, tel Napoléon, on dispersait la foule à grands coups de canon. Aujourd'hui, un simple boitier en plastique, appelé télécommande suffit à écraser les germes de la plus violente des rebellions.
Mais en réponse à la précédente, on ajoutera que grâce à la télévision, donc au progrès, on reste sagement chez soi, confortablement installé dans un fauteuil, satisfait d'apprendre que l'on charcute des femmes et des enfants à l'autre bout de la planête, oubliant en même temps que le taux de chômage a gagné trois points. Plutôt que dans la rue, à s'exercer au lancé de pavé sur cible mouvante. Grace au progrès,  le sang coule moins.
Pour finir, je donnerai la parole à Francis, président d'honneur de l'"amicale bouliste toulousaine".
"le progrés, c'est l'avenir".
Merci Francis.

Posté par roscopecoltran à 22:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

vendredi 14 octobre 2005

Robinson

La solitude est un plaisir qu'il faut savoir freiner. Cela fait bien trop longtemps que je n'ai parlé avec un de mon espèce. Résultat, je suis en train de péter   une durite, je fond les plombs, je gratte la caisse à savon,  je sucre les fraises, je me roule dessus sans raison, j'écris   des phrases sur les murs de l'appartement au rouge à lèvres , je crie au balcon " je déteste les   mouettes, les apéricubes et les vacances au bord de la Méditerranée", j'aiguise les bords des vieilles boites de conserve pour les rendre parfaitement tranchants puis je les jette dans les cours des écoles, je mord les pneus des   voitures et je me fabrique une camisole avec du fil dentaire et un vieux   polo.
Peut-être que je devrais aller faire un tour au cinéma...

Posté par roscopecoltran à 18:05 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


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